… où les salariés sont fiers, où la direction met tout en œuvre pour le bien-être de son personnel, où la hiérarchie est transparente et accessible, où au final implication et résultat sont au rendez-vous…
Oui ! Ça existe ! Et j’ai la chance de partager cet enthousiasme le temps d’une mission
Quand cesserons-nous d’être des usagers pour le service public ? Quand les mairies nous considèreront-elles enfin comme de véritables citoyens avec davantage de droits que le simple usage ?
Le concept d’”usager” est très limitatif : par définition l’usager “utilise” et donc subit. C’est malheureusement le ressenti que j’ai à chaque fois que j’ai à faire avec nos chères administrations !
Les entreprises ont longtemps compris les notions de “client” et de “fidélisation”. Certaines anciennes administrations s’y sont mises tardivement (la Poste, la SNCF, etc.) mais utilisent maintenant ce vocabulaire.
Évidemment, sans concurrence, aucune nécessité de fidéliser et aucune notion de client.
Hop ! je n’échappe pas à la mode du moment en poussant un petit coup de gueule contre la grippe A ou plutôt contre la paranoïa qu’elle génère !
Au début du buzz, J’avais attrapé un petit rhume “classique” et je m’amusais des regards méfiants (mais joueurs) de mes collègues. Lorsque j’arrivais le matin, je ne manquais pas de leur tendre la main en plaisantant : “Qui veut la grippe A ?”. Certains grimaçait, mais cela restait jovial.
Puis, les grandes sociétés ont élaboré leur fameux plan de continuité d’activité, obligeant certains cadres à se protéger dans les transports en commun. Ont alors commencé à défiler les masques FFP2. Outre le fait de vous donner l’impression de prendre le métro avec la bande à Picsou, les masques exacerbent la grippAranoïa : les gens portent des masques pour se protéger mais on a l’impression que ce sont eux les pestiférés !
J’ai également reçu les directives de mon cabinet de conseil : “Interdiction formelle d’avoir un quelconque contact tactile avec les collègues, même pour les saluer le matin”.
Arf c’est quand même fort de ne plus pouvoir se dire bonjour ! Heureusement la consigne n’est pas vraiment respectée et tout le monde continue plus ou moins comme avant… du moins en apparence puisque bizarrement, les rouleaux d’essuie-mains s’épuisent très rapidement dans les toilettes. Soit les collègues se lavent davantage les mains, soit ils ont tous choppé la ch****e en même temps .
Le summum a été atteint lorsqu’un consultant de ma boîte a refusé de me serrer la main ! Aurais-je dû lui éternuer au visage ?
Et pour ne pas arranger les choses, la paranoïa, alimentée par les médias, poussent encore une fois les touristes à fuir La Réunion, 3 ans seulement après le chikungunya…
Aujourd’hui j’ai réalisé ce que j’appellerais un “exploit parisien” !
Tenez-vous bien : j’ai parlé à une inconnue dans le métro (OOOooooohh !) et je l’ai faite rire !! (wwhoooooaaaa !!!)
Ailleurs dans le monde ou même en Province (le reste de la France), ceci n’aurait rien d’extraordinaire… mais dans le métro parisien, où la principale attraction est de compter le nombre de regards qui esquivent le votre et où les gens ont reçu l’étrange pouvoir de tracer tout droit en évitant les autres sans même les regarder, ceci tient bien de l’exploit !
Voici comment je m’y suis pris :
Tout frais débarqué sur le quai, ne voilà t’y pas que j’entends la douce mélodie annonçant la fermeture des portes (à apprécier sans limite en cliquant ici). Paf ! Mon sang ne fait qu’un tour : je fonce vers l’ouverture la plus proche et grâce à un petit saut chaloupé dont seuls les parisiens surentraîné ont le secret, je réussi à me glisser subrepticement entre les 2 portes juste avant qu’elles ne se referment !
Mais là… Bam ! C’est le drame ! Je sens comme quelque chose qui me retiens : ma sacoche de portable (ne contenant que des papiers heureusement) est restée coincée entre les portes et se tient toute seule à 1m du sol alors que le train décolle…
Comme de par hasard, une petite dame se tenait tout près de la porte et a pu admirer toute la manoeuvre aux premières loges. Je la vois en train d’essayer tant bien que mal de ne pas pouffer de rire mais sans y arriver vraiment… honte suprême . Pour ne pas perdre la face, j’engage la conversation et je parle de mon cher ami (pardon Akoï) qui avait voyagé plaqué sur les portes en coinçant son sac à dos à l’extérieur du métro ! Du coup, moi c’était pas grand chose, pas de quoi rire .
Résultat : ce fut un exploit qui a eu le double avantage de donner un peu de vie à ce trajet en métro et une bonne histoire à raconter le soir
Hum… je fais que poster des vidéos ces-derniers temps moi…
Nous sommes effectivement en plein virage technologique mais aussi et surtout social.
Voici un petit incident qui montre à quel point notre “vie virtuelle” se mêle aujourd’hui notre Real Life :
Twitter est un des outils phare du Web2.0 qui permet à tout un chacun de poster très rapidement des petits messages (appelés des “tweets”) selon son humeur de la journée. Il se trouve qu’un petit malin, fraîchement embauché chez Cisco a posté à peu près le message suivant (traduit) :
Cisco vient juste de m’offrir un poste ! Je dois maintenant peser l’utilité d’une rémunération conséquente contre l’aller-retour quotidien à San Jose et un boulot détestable.
Ce à quoi un employé de Cisco répondit :
Qui est le manager ? Je suis sûr qu’il sera heureux d’apprendre que vous allez détester le boulot. Nous sommes tous familiers du Web chez Cisco.
Le petit malin s’empressa de supprimer son tweet… mais trop tard, il était déjà enregistré par les moteurs de recherche. L’histoire raconte qu’il a perdu le poste.