juin
19
2009

Ce midi, je vais manger avec un collègue que je ne connais pas. Je me présente et il s’écrit :
Ah oui ! T’es le consultant qui fait les slides pour les Référentiels !
Argl ! Ouah, l’image ! Le cliché ! Bah OUI, monsieur ! Un consultant ça fait des slides !
Il faut savoir que “faire des slides” ça a une certaine connotation péjorative pour qui ne sait pas en faire. D’ailleurs, plus généralement, beaucoup d’informaticiens “techniques” ne considèrent pas comme leurs pairs les consultants “qui font du Word/Excel/Powerpoint”.
Et bien laissez-moi vous dire que pondre du slide c’est pas si simple ! Ca demande d’avoir l’esprit synthétique, d’avoir capté l’essence du sujet que l’on veut aborder, de savoir représenter les choses de manière simple et graphique (voire sexy), d’utiliser les mots clés à bon escient, etc. etc.
Alors OK, il y a des travers. OK, on peut facilement et subtilement orienter un slide dans le sens qu’on souhaite. OK, un slide ne permet pas de tout représenter (ce n’est pas non plus le but). OK, tout est formaté en 3 points… Mais :
Plus on monte dans les strates de l’entreprise, plus on travaille avec des décideurs, moins les gens ont du temps et plus ils réclament du slide qui leur permette d’avoir une bonne vision du sujet en un minimum de temps. Le slide est donc super important puisqu’il permet de décider (en raccourci).
Alors, oui… j’assume mon métier d’éleveur de slides.
juin
11
2009
Aujourd’hui j’ai réalisé ce que j’appellerais un “exploit parisien” !
Tenez-vous bien : j’ai parlé à une inconnue dans le métro (OOOooooohh !) et je l’ai faite rire !! (wwhoooooaaaa !!!)
Ailleurs dans le monde ou même en Province (le reste de la France), ceci n’aurait rien d’extraordinaire… mais dans le métro parisien, où la principale attraction est de compter le nombre de regards qui esquivent le votre et où les gens ont reçu l’étrange pouvoir de tracer tout droit en évitant les autres sans même les regarder, ceci tient bien de l’exploit !
Voici comment je m’y suis pris :
Tout frais débarqué sur le quai, ne voilà t’y pas que j’entends la douce mélodie annonçant la fermeture des portes (à apprécier sans limite en cliquant ici). Paf ! Mon sang ne fait qu’un tour : je fonce vers l’ouverture la plus proche et grâce à un petit saut chaloupé dont seuls les parisiens surentraîné ont le secret, je réussi à me glisser subrepticement entre les 2 portes juste avant qu’elles ne se referment !
Mais là… Bam ! C’est le drame ! Je sens comme quelque chose qui me retiens : ma sacoche de portable (ne contenant que des papiers heureusement) est restée coincée entre les portes et se tient toute seule à 1m du sol alors que le train décolle…
Comme de par hasard, une petite dame se tenait tout près de la porte et a pu admirer toute la manoeuvre aux premières loges. Je la vois en train d’essayer tant bien que mal de ne pas pouffer de rire mais sans y arriver vraiment… honte suprême :D. Pour ne pas perdre la face, j’engage la conversation et je parle de mon cher ami (pardon Akoï) qui avait voyagé plaqué sur les portes en coinçant son sac à dos à l’extérieur du métro ! Du coup, moi c’était pas grand chose, pas de quoi rire :P.
Résultat : ce fut un exploit qui a eu le double avantage de donner un peu de vie à ce trajet en métro et une bonne histoire à raconter le soir
La prochaine fois, je le ferais exprès !