Apr 19 2008
Bruno recruteur
J’ai eu l’occasion de me mettre dans la peau d’un recruteur pour le compte de ma société de conseil lors du salon des jeudis. Il se trouve que les personnes fréquentant ce salon ne sont pas exactement dans la cible des “80% de jeunes embauchés” : il vaut mieux aller les cueillir à la sortie de l’école ceux-là. On y trouve surtout des informaticiens désireux de changer d’employeur (le turnover en informatique est 2 fois supérieur à celui du marché de l’emploi en général) et beaucoup de profils “difficiles” : pas de maîtrise de la langue française (construction ou prononciation), beaucoup d’années d’expérience sur des domaines plutôt juniors, etc.
Mieux vaut ne pas avoir d’état d’âme lorsque l’on fait du recrutement : il faut s’attendre à refuser un maximum de candidatures. Savoir dire “non” immédiatement à quelqu’un pour ne pas perdre de temps et savoir abréger l’entretien lorsque l’on sent que ça ne va pas être possible. Bien heureusement pour le recruteur, aucune réponse n’est donnée sur le salon : le candidat devra attendre pour savoir si il a fait bonne impression ou pas.
Mon boulot lors du salon consistait à réceptionner les CVs, présenter la société, noter le candidat et décider si il passe à l’étape suivante : entretien RH. Je pense que je suis un mauvais recruteur. J’ai tendance à me laisser émouvoir par les candidats (surtout les filles
). Du coup j’essaye de creuser dans les parcours pour trouver une expérience intéressante. Le candidat aura cependant du mal à se faire embaucher si il ne sait pas mettre son expérience en avant tout seul…
Au final, ce fut une bonne expérience relationnelle













Salut Bruno,
Ca fait un moment , non ?
C’est un article très intéressant. J’ai fait aussi du recrutement.
Au fil du temps, je me suis forgé une opinion : il vaut mieux dire la vérité tout de suite à un candidat, pour être net. Les points forts comme les autres.
Je trouve ca moins hypocrite.
Et au moins, il sait où il se situe et ce qu’il lui reste à faire. S’il n’est pas trop bête, il envisagera peut être de faire progresser sa maîtrise de la langue francaise.
Et puis, il y a la façon de le dire. On peut éviter d’avoir un comportement hautain, méprisant et adopter une attitude de conseiller.
@+
Christophe
http://urba-si.blogspot.com/