nov 25 2009
War / No more trouble
Au delà du message… c’est tout simplement magnifique !
nov 01 2009
J’ai eu l’honneur de participer il y a 2 semaines à la première rencontre de la diaspora réunionnaise.
Dans un contexte où les jeunes réunionnais sont 7500 à arriver sur le marché du travail chaque année pour seulement 3000 postes créés, cette première rencontre de la diaspora avait un triple objectif :
L’objectif global est de fédérer une diaspora réunionnaise qui saura motiver les jeunes à tenter leur chance en dehors de l’île, les accueillir et les accompagner. La promotion de l’île était aussi clairement affiché, dans la voie ouverte par l’IRT et sa fameuse campagne publicitaire 2009.
Mon impression générale au retour de cette semaine est extrêmement positif : cette rencontre a largement dépassé ses objectifs malgré une regrettable très faible mobilisation de la jeunesse réunionnaise… (mauvaise comm ?)
Une diaspora n’est pas constituée d’individualités dispersées, c’est un réseau fédéré.
L’effet réseau a été très perceptible pendant la semaine : les diasporés se sont abordés entre eux sans complexe, se racontant leurs expériences et échangeant leurs cartes de visite. Ce premier échange était déjà très fructueux : il y avait plusieurs “pointures” dans les diasporés, notamment en informatique, ce qui ouvraient des opportunités. C’était le niveau 1.
Niveau 2 : Notre tout nouveau réseau de diasporés a immédiatement été mis à contribution pour orienter les visiteurs vers les bons interlocuteurs. Exemple : un visiteur qui cherche à partir enseigner en Afrique est venu me voir :
Au final, je me suis révélé un excellent interlocuteur pour cette personne alors même que je n’y connais strictement rien à l’Afrique ni à l’enseignement !! C’est ça la force d’un réseau.
Même si je suis un grand amoureux de mon île, je n’ai jamais été impliqué dans aucun milieu associatif réunionnais. J’ai toujours pensé que lorsqu’on est loin de chez soi, il faut s’adapter, se faire des amis dans la région d’accueil et surtout ne pas s’enfermer avec des réunionnais en mal du pays : c’est le meilleur moyen pour déprimer, oublier de profiter du moment présent et se fermer à des opportunités.
Néanmoins, j’ai rencontré parmi les diasporés des personnes fortement impliqués dans les milieux associatifs réunionnais hors de l’île (Québec, Marseille, etc.) et j’ai été réellement impressionné par leur amour de l’île, leur volonté de faire découvrir les valeurs créoles dans leur région d’accueil et de promouvoir la Réunion. Ces personnes ont d’ailleurs été très actives et motivées lors des débats, sans doute à cause de leur engagement et leur connaissance des multiples parcours des adhérents de leur association.
Là où je me suis toujours efforcé de m’intégrer au maximum, quitte parfois à “cacher” mon identité réunionnaise, ces personnes l’arborent fièrement voire l’utilisent. Bravo !
Je constate aujourd’hui que les associations des ex-ilés doivent répondre à un double enjeu :
Les discussions ont tournés autour des thèmes de l’aide au retour des diasporés sur l’île (en vacances ou définitivement), de la “préférence réunionnaise” dans les entreprises, de l’accueil des jeunes dans les pays étrangers, de la promotion de l’île. Le côté “assistance” voire “assistanat” est parfois ressorti de certains témoignages. Heureusement, l’entreprenariat a également été abordé comme outil permettant le retour du diasporé et surtout de ses connaissances et expériences acquises ailleurs.
Pour ma part, je rentre définitivement sur l’île en décembre en tant que consultant indépendant en système d’information pour les grandes entreprises, PME et collectivités locales réunionnaises. Cette diaspora a donc été aussi pour moi l’occasion de rencontrer des chefs d’entreprises, des élus locaux, l’ARTIC, de laisser des CV, de prendre des cartes, parfois en marge du village.
Force est de constater : rentrer est beaucoup plus difficile que partir. Parce qu’on est plus vieux, parce qu’on a construit une vie ailleurs, parce qu’on a cristallisé une certaine image de la Réunion et qu’on a peur d’être déçu, etc. Rentrer comporte nécessairement une prise de risque.
Mon choix a été fait : j’ai eu la chance inouïe de naître sur un petit bout de paradis et d’avoir eue une enfance fabuleuse. Je compte bien donner la même chance à mes enfants. De plus, je suis convaincu que la Réunion a un potentiel formidable de développement qu’elle commence à peine à exploiter, surtout dans le domaine des TIC, et je compte bien y apporter ma pierre
Après ce premier village et cette première rencontre très fructueuse et prometteuse pour l’avenir, tout est en train de se construire : des groupes de travail ont été mis en oeuvre sur 3 axes de travail définis lors du village. Le site de l’association Valcore est en cours de refonte pour héberger les outils qui vont permettre à la diaspora de rester connectée et de travailler sereinement.
En parallèle, l’initiative SR21vient de lancer la nouvelle marque we’re°union qui a pour but de promouvoir l’île à l’étranger, notamment sur les marchés anglophones si peu exploités. Cette initiative fait appel à tous les réunionnais en leur proposant de devenir les ambassadeurs de l’île. N’hésitez-donc pas à en faire partie
* Voir aussi mon interview pré-diaspora sur le site reunionnaisdumonde.com.
sept 29 2009
Hop ! je n’échappe pas à la mode du moment en poussant un petit coup de gueule contre la grippe A ou plutôt contre la paranoïa qu’elle génère !
Au début du buzz, J’avais attrapé un petit rhume “classique” et je m’amusais des regards méfiants (mais joueurs) de mes collègues. Lorsque j’arrivais le matin, je ne manquais pas de leur tendre la main en plaisantant : “Qui veut la grippe A ?”. Certains grimaçait, mais cela restait jovial.
Puis, les grandes sociétés ont élaboré leur fameux plan de continuité d’activité, obligeant certains cadres à se protéger dans les transports en commun. Ont alors commencé à défiler les masques FFP2. Outre le fait de vous donner l’impression de prendre le métro avec la bande à Picsou, les masques exacerbent la grippAranoïa : les gens portent des masques pour se protéger mais on a l’impression que ce sont eux les pestiférés !
J’ai également reçu les directives de mon cabinet de conseil : “Interdiction formelle d’avoir un quelconque contact tactile avec les collègues, même pour les saluer le matin”.
Arf c’est quand même fort de ne plus pouvoir se dire bonjour ! Heureusement la consigne n’est pas vraiment respectée et tout le monde continue plus ou moins comme avant… du moins en apparence puisque bizarrement, les rouleaux d’essuie-mains s’épuisent très rapidement dans les toilettes. Soit les collègues se lavent davantage les mains, soit ils ont tous choppé la ch****e en même temps :P.
Le summum a été atteint lorsqu’un consultant de ma boîte a refusé de me serrer la main ! Aurais-je dû lui éternuer au visage ?
Et pour ne pas arranger les choses, la paranoïa, alimentée par les médias, poussent encore une fois les touristes à fuir La Réunion, 3 ans seulement après le chikungunya…
juin 19 2009
Ce midi, je vais manger avec un collègue que je ne connais pas. Je me présente et il s’écrit :
Ah oui ! T’es le consultant qui fait les slides pour les Référentiels !
Argl ! Ouah, l’image ! Le cliché ! Bah OUI, monsieur ! Un consultant ça fait des slides !
Il faut savoir que “faire des slides” ça a une certaine connotation péjorative pour qui ne sait pas en faire. D’ailleurs, plus généralement, beaucoup d’informaticiens “techniques” ne considèrent pas comme leurs pairs les consultants “qui font du Word/Excel/Powerpoint”.
Et bien laissez-moi vous dire que pondre du slide c’est pas si simple ! Ca demande d’avoir l’esprit synthétique, d’avoir capté l’essence du sujet que l’on veut aborder, de savoir représenter les choses de manière simple et graphique (voire sexy), d’utiliser les mots clés à bon escient, etc. etc.
Alors OK, il y a des travers. OK, on peut facilement et subtilement orienter un slide dans le sens qu’on souhaite. OK, un slide ne permet pas de tout représenter (ce n’est pas non plus le but). OK, tout est formaté en 3 points… Mais :
Plus on monte dans les strates de l’entreprise, plus on travaille avec des décideurs, moins les gens ont du temps et plus ils réclament du slide qui leur permette d’avoir une bonne vision du sujet en un minimum de temps. Le slide est donc super important puisqu’il permet de décider (en raccourci).
Alors, oui… j’assume mon métier d’éleveur de slides.
juin 11 2009
Aujourd’hui j’ai réalisé ce que j’appellerais un “exploit parisien” !
Tenez-vous bien : j’ai parlé à une inconnue dans le métro (OOOooooohh !) et je l’ai faite rire !! (wwhoooooaaaa !!!)
Ailleurs dans le monde ou même en Province (le reste de la France), ceci n’aurait rien d’extraordinaire… mais dans le métro parisien, où la principale attraction est de compter le nombre de regards qui esquivent le votre et où les gens ont reçu l’étrange pouvoir de tracer tout droit en évitant les autres sans même les regarder, ceci tient bien de l’exploit !
Voici comment je m’y suis pris :
Tout frais débarqué sur le quai, ne voilà t’y pas que j’entends la douce mélodie annonçant la fermeture des portes (à apprécier sans limite en cliquant ici). Paf ! Mon sang ne fait qu’un tour : je fonce vers l’ouverture la plus proche et grâce à un petit saut chaloupé dont seuls les parisiens surentraîné ont le secret, je réussi à me glisser subrepticement entre les 2 portes juste avant qu’elles ne se referment !
Mais là… Bam ! C’est le drame ! Je sens comme quelque chose qui me retiens : ma sacoche de portable (ne contenant que des papiers heureusement) est restée coincée entre les portes et se tient toute seule à 1m du sol alors que le train décolle…
Comme de par hasard, une petite dame se tenait tout près de la porte et a pu admirer toute la manoeuvre aux premières loges. Je la vois en train d’essayer tant bien que mal de ne pas pouffer de rire mais sans y arriver vraiment… honte suprême :D. Pour ne pas perdre la face, j’engage la conversation et je parle de mon cher ami (pardon Akoï) qui avait voyagé plaqué sur les portes en coinçant son sac à dos à l’extérieur du métro ! Du coup, moi c’était pas grand chose, pas de quoi rire :P.
Résultat : ce fut un exploit qui a eu le double avantage de donner un peu de vie à ce trajet en métro et une bonne histoire à raconter le soir
La prochaine fois, je le ferais exprès !