Mar 08 2014

Les mac-addicts

dilbert_macusers

Il existe une catégorie de personnes qui nous agace déjà dans la vie privée et de plus en plus dans la vie professionnelle : les mac-addicts !

Quel téléphone vous utilisez dans l’entreprise ?… Ah… je vais garder mon iPhone alors.

Je n’arrive pas à utiliser mon PC… chez moi j’ai un mac.

Aaargh ! Je me retiens :)

Je suis un pragmatique : j’ai un iPhone personnel et un Windows Phone professionnel. J’ai 2 iPad à la maison et je déploie Windows en entreprise. J’essaie toujours d’utiliser la meilleure technologie possible pour chaque besoin.

Si Apple proposait des produits efficaces en entreprise, ça se saurait (mis à part dans les milieux artistiques, et encore ça se discute). Le constructeur-éditeur a d’ailleurs arrêté sa branche serveur depuis 2010.

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Mar 08 2014

La Direction toute puissante

 

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Un des pires travers que j’ai pu constater dans ma carrière est le phénomène de “direction toute puissante” : cette capacité qu’à la direction d’une entreprise à court-circuiter les hiérarchies et par la même occasion à bafouer les compétences de ses collaborateurs dans le but d’imposer un ordre souvent controversé.

C’est très militaire, je déteste ça, et j’adorais ne plus avoir à le subir lorsque j’étais indépendant.

Le summum est atteint lorsque la direction a des manies et veut contrôler par elle-même certains domaines à faible enjeu alors qu’elle n’en a pas le temps ni les compétences. Vous pouvez être sûrs que ces domaines vont subir une chute vertigineuse de performance dans les semaines qui suivent !

En tant que responsable, il faut pouvoir assumer de prendre les meilleures décisions pour l’entreprise… et non nécessairement pour ses dirigeants.

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Sep 07 2013

Travailler va-t-il devenir illégal ?

Publié par dans actu,Coups de gueule,Société

Tel est le titre de l’édito du magazine économique de Océan Indien, Memento, édition Août 2013.

Georges-Guillaume LOUAPRE-POTTIER, rédacteur en chef, écrit ces lignes qui font réfléchir :

Travailler est-il encore nécessaire en France ? Peut-on vivre sans effort ? L’avenir appartient-il à ceux qui ne veulent rien faire ?

“La France s’enfonce inexorablement dans un avenir économique de plus en plus faible. La justice sociale des rémunérations passe-t-elle par celle du temps de travail ? L’avenir du travailleur récompensé par ses efforts ne semble plus être un objectif gouvernemental. La favorisation de celui qui ne fait rien au détriment de celui qui travaille est-elle devenue un argument politique ? Au vu de l’accroissement du nombre de chômeurs, il faut malheureusement croire que oui. Sous couvert de justice sociale, le message politique est très clair : lorsque vous travaillez trop, vous serez dans l’obligation de redistribuer votre surplus d’effort pour le donner à celui qui travaille peu ou pas. La solidarité du partage de ce temps de travail va indiscutablement fatiguer ceux donnant beaucoup, qui sont toujours les mêmes, et force est de constater qu’au final, malgré l’augmentation de leurs cotisations en faveur de cette solidarité, cela ne produit aucun dynamisme, ni remerciement, ni honorabilité auprès de ceux qui se laissent vivre sans aucune obligation de participation à la vie collective d’un pays. Ont-ils tort de profiter du système ? Absolument pas ! Pourquoi user ses muscles dans un travail lorsque quelqu’un d’autre s’en charge ? Ne rien faire est tellement facile et la mode actuelle est à celui qui en fait le moins.”

 

Le trait est forcé, mais en tant qu’entrepreneur c’est bien ce que je ressens. Merci Monsieur de le dire si haut et fort !

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May 15 2013

Simili-réunionnais ou culture de la différence

Je croisais régulièrement sur Paris ce que j’appelle des simili-réunionnais… Ce sont des métropolitains qui se présentent comme des réunionnais mais qui n’ont en général de réunionnais que leurs parents.

Ce sont eux que l’on voit arborer des t-shirt 974, des chaînes en or avec une carte de la Réunion, ce sont eux qui traînent dans les boîtes antillaises le week-end et qui dansent sur de la musique simili-réunionnaise qui ne passe pas à la Réunion.

Les simili-réunionnais, comme beaucoup de personnes, essaient simplement de se démarquer des autres et de revendiquer une différence.

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Apr 30 2013

D’habit et de moine

Publié par dans Philo à 2 balles,Société

Allez, un petit article de “philo à 2 balles” :)

Nous jouons les personnages créés par les a-priori des autres

N’avez-vous jamais remarqué que notre comportement change suivant les vêtements que nous portons ?

J’en fais l’expérience tous les jours : en jean/t-shirt ou en costume/cravate, mon comportement n’est pas le même : regard, tenue de tête, démarche, … tout est différent ! Même en en étant conscient, je n’arrive pas à m’y défaire :)

Deux forces semblent entrer en jeu :

  • La volonté de paraître
  • Les a-priori

Lorsque nous sommes en costume, nous suggérons un personnage aux autres, qui se l’imaginent à travers leurs a-priori. Ce regard des autres est perceptible et pour ne pas les frustrer dans leur imagination et parce que paraître est plaisant, nous nous mettons à jouer ce personnage. Nous devenons le personnage de l’inconscient collectif.

Les titres sont aussi des costumes

Les titres (Responsable, chef, etc.) modifient également considérablement la façon dont nous nous comportons et dont nous percevons les autres.

Au début d’une de mes missions, je croisais souvent un petit chauve qui longeais les murs en baissant la tête. Ce petit monsieur me paraissait exclu et craintif. Il me faisait presque pitié. Par politesse, Je lui fit régulièrement de grands sourires accompagné de francs “Bonjour !”. Il ne me répondit jamais et ne me renvoyas pas mes sourires.

J’appris par la suite que ce monsieur était en fait le chef du chef de la personne pour qui je travaillais. J’appris que ses collègues le craignait, qu’il était réputé colérique. J’appris qu’il ne disait bonjour qu’à ses subordonnés directs et qu’il considérait les prestataires uniquement comme de la main-d’oeuvre prête à faire ses 4 volontés. Son évitement n’était donc pas lié à de la timidité mais peut être à un certain dégoût des personnes inférieures à son “rang”. Peut être aussi qu’il jouait ce rôle et se servait de sa réputation pour asseoir son pouvoir.

Ce titre et cette réputation changea complètement ma perception du personnage. Si j’avais connu son titre avant de le croiser, je n’aurais certainement pas eu la même approche. Je pense qu’il a du être également surpris de mon comportement et a du se rendre compte que je ne connaissais pas son titre.

Les titres et les costumes dressent des barrières entre les personnes et les amènent à jouer des rôles.

Image et stress

Tout ce paraître est très fragile et peut être brisé facilement : l’homme costumé qui paraissait froid et rigide au premier abord, devient tout à coup abordable suite à un simple sourire.

Casser une image peut être source de stress, surtout quand l’image que nous voulons donner nous semble plus valorisante que ce que nous sommes vraiment. Ainsi, une prise de parole peut devenir très difficile parce que nous savons qu’elle cassera l’image que notre costume et notre mutisme avait réussi à maintenir jusque là.

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